L'essence de retour à 1 $ d'ici un an
Un article sur l'état des bourses nord-américaines publié dans La Presse Affaires, ce weekend, citait deux analystes qui, se basant sur un soudain ralentissement de l'économie des pays émergents (sans parler de celle des États-Unis), voient déjà le baril de pétrole redescendre dans les alentours de 70 à 80 dollars, depuis son sommet avoisinant les 150 $, atteint la semaine dernière. Alors, l'essence à la pompe qui redescend sous le seuil d'un dollar le litre, ça vous dit quoi? Le retour des VUS? Ford qui sort du rouge? Vous vous rachetez une motoneige cet hiver?
Il faut noter l'ironie de la chose: il y a un mois à peine, les analystes qui voyaient le pétrole faire éclater le plafond des 200 $ le baril, semblaient tout à fait crédibles. Alors, ceux-là qui nous promettent un peu de répit pour le portefeuille, on en fait quoi?
À la fin des années 70, la même chose s'est produite: une crise pétrolière, des constructeurs domestiques qui font des petites voitures pour contrer la popularité des marques importées, des cylindrées qui consomment moins, etc. On en a tiré quelques bénéfices à long terme, même si, en dix ans à peine, la tendance était complètement étouffée sous le marché émergent des premiers VUS (des 4x4, à l'époque) et des minifourgonnettes.
Aujourd'hui, les normes antipollution vont certainement continuer de pousser le marché vers des véhicules moins énergivores (espérons-le). Mais ça mène aussi un changement dans les habitudes qui n'est pas positif à tous les niveaux: en Allemagne, par exemple, le prix du diesel est désormais égal à celui de l'essence. Comme un véhicule diesel coûte deux à trois mille euros plus cher, les automobilistes reviennent en masse vers l'essence, ce qui fera sensiblement augmenter leur consommation de carburant au fil des prochaines années (selon des analystes, et là, je vous laisse le soin de les croire ou pas). On dit même que la part de marché du diesel devrait décliner de moitié sur le VIeux Continent, tandis qu'ici, on attend encore les premiers modèles de cette nouvelle génération de moteurs diesel ultrapropres...
La question demeure: si le prix de l'essence se stabilise à un niveau qui n'est pas jugé catastrophique par les marchés, pour une période deux ou trois ans, disons (j'irais plus loin: regardez bien l'économie chinoise ralentir après les Jeux de Pékin), le développement des nouvelles technologies, comme le moteur de la Chevrolet Volt, vont-ils être repoussés? Va-t-on assister au même scénario que celui de l'EV1, au tournant du millénaire, remisée par GM quelques années à peine après des essais sur route?
Toutes d'excellentes questions, qui me font dire ceci: ah! si seulement j'étais analyste, j'aurais toutes les réponses, et plus encore.
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Vos commentaires
Vous avez bien raison Alain, quelle ironie... On nous prédit d'un bord que le pétrole va continuer de grimper et d'un autre qu'il va descendre. Ayoye! C'est à se demander sur quoi ils se basent finalement...
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Et la question: D'où prennent-ils leurs infos?
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Puisque si nous avions tous les mêmes, voir toutes les informations, nous en arriverions aux mêmes conclusions...
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Si ça monte pas et que ça redescend, on pourra jeter aux poubelles tous les analystes... pour avoir:
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1) Prédit un ralentissement économique catastrophique au Canada qui n'est toujours pas vraiment là.
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2) Qu'on suivrait les USA dans le gouffre, ce qui ne semble pas le cas.
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3) Que nos hypothèques sauteraient à l'image des USA, ce qui n'est toujours pas le cas.
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4) Que notre dollar serait une catastrophe pour notre économie et qu'il redescendrait vite, ce qui n'est toujours pas le cas et même qu'on en a tiré plusieurs avantages à date et ça semble se maintenir
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@ Eric: Faut croire que les sources d'infos different:
1) Toutes les nouvelles (j'avoue ne pas lire les specialisees sur l'economie) mentionnaient que le Canada devrait etre epargne d'une recession...ou avez-vous vu que des predictions catastrophiques?
2)Qu'on suivrait les USA dans le gouffre ??? peu specifique comme affirmation mais je n'ai jamais lu ca avant (ou meme que les USA eux-memes allaient etre dans un gouffre, recession oui, gouffre, un peu fort peut-etre)
3) les hypotheques: je crois me souvenir avoir lu, depuis le debut de la crise aux USA, que le Canada etait plus stricte et qu'avec le plus petit nombre et plus grosses compagnies financieres, le Canada ne devrait pas etre trop touche (si certains ont du payes, comme la RBC c'est a cause d'investissements aux USA et non au Canada)
4) au debut on mentionnait qu'il allait redescendre notre dollar, mais dernierement (1 an) on semble predire une parite (ou presque) a long terme et je me souviens pas d'avoir lu que ca serait une catastrophe (des avantages et des desavantages qu'on constate effectivement).
je ne lis pas les revues economistes/financieres specialisees c'est vrai mais des grands titres des nouvelles ce sont mes impressions.
Et pour avoir suivi des cours d'economie a l'universite, j'en ai conclu (suite a des affirmations memes d'enseignants) que cette science est loin d'etre precise et exacte (une raison pourquoi j'ai decroche)....alors il faut en prendre et en laisser car personne ne sait vraiment ce qui se passe...sinon il y en aurait pas de problemes! :-)
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